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Livre d'or

15 message(s) dans le livre d'or

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    • Tazartez Alain Le 05/05/2024
    Rêve de gosse

    1972

    J’ai quinze ans.

    Je suis en seconde C au lycée de Fougères.

    Je suis nul en maths et en physique, et depuis que Marie-Jo m’a transpercé le coeur avec un grand sourire, j’ai plus vraiment la tête à mes études.

    Ca fait maintenant plus d’un an que je sillonne les routes du canton avec la Peugeot BB de mon grand frère en compagnie de Pierre, mon meilleur copain, et depuis peu, avec Pierre Yves, mon petit frère, qui s’est vu offrir un 104 Peugeot tout neuf pour son quatorzième anniversaire.

    Le paquet de Gauloises coûte 1,50 F, soit le prix d’un litre de mélange, donc on a fait l’impasse sur les clopes.

    Quand on sera grands, on sera des motards, des purs, des vrais de vrais.

    En fait, on le sait pas encore, mais on l’est déjà…

    En attendant, on dévore les magazines spécialisés et on bave devant les photos de toutes ces machines rutilantes qui nous viennent pour la plupart du pays du soleil levant, sans discrimination de cylindrée, de 50 à 750 cc.

    Ma préférée, c’est la Kawasaki 350 S2, la moto de la coupe, une bombe de 45 chevaux qui roule à 170 chrono, une plastique de rêve, mais il paraît qu’elle freine pas terrible… La future 350 Motobécane, au moins, elle a un frein à disque, ça serait pas mal, ça, pour débuter...

    Je commence à tirer des plans sur la comète pour convaincre mon père, primo de me laisser passer le permis, deuzio de m’acheter une moto, mais pour ça, faudrait peut-être que je m’active un peu sur mes cours, et ça, c’est pas gagné !

    Et puis si Papa veut pas que je commence avec une 3 1/2, je pourrais me rabattre sur une 125 Kawa Touring, c’est pas pareil, mais c’est toujours mieux que la mob’…

    J’aime bien les Kawa.

    D’ailleurs, mon rêve, mon graal, mon fantasme absolu (à part embrasser Marie-Jo), c’est la H2, la 750 Kawasaki Mach IV, la plus belle, la plus puissante, la plus nerveuse, la plus rapide, la moto la plus performante du marché, 74cv pour 192 kgs, 12 secondes au 400 mètres départ arrêté, 203 chrono en position couchée, elle gagne déjà tout en Promosport !!!

    Je l’ai dessinée sur la page de garde de mon cahier de textes pour pouvoir l’admirer pendant les cours…

    Mais celle-là, je peux toujours rêver, jamais je l’aurai.

    Au mieux, peut-être qu’un jour, je pourrai poser mes fesses dessus et faire quelques kilomètres…

    Au mieux, et avec un peu de chance.

    2024

    52 ans plus tard, les planètes se sont enfin alignées.

    Pierre s’en est offert une il y a quelques mois, et elle est là, devant moi, prête à me délivrer le frisson dont je rêve depuis plus d’un demi siècle.

    Dire qu’elle est belle est presque une insulte ; elle est tout simplement sublime, dans la plus belle robe qu’elle ait jamais portée, ce vieil or rehaussé des liserés bleu, blanc et rouge qui n’ont rien à voir avec le HRC.

    Tremblant d’excitation, je déplie le long kick très bien démultiplié, et elle craque tout de suite, dans un invraisemblable concert de casseroles et de petites cuillères, encore majoré par le ralenti élevé sous l’action de l’enrichisseur.

    Pierre a tenu à me rappeler que le point mort est situé tout en bas, détail qui aura son importance en arrivant sur un rond-point…

    L’embrayage est ferme, la course est courte, un peu de gaz, au s’cours, j’ai peur, et c’est parti.

    Le moteur est encore froid, le premier objectif est d’éviter de caler, d’autant qu’on ne peut pas kicker avec une vitesse enclenchée et que le démarreur électrique n’a jamais fait partie de la dotation.

    L’autre souci de ces premiers hectomètres, c’est l’imprécision de la direction imputable à l’amortisseur de direction censé garantir l’utilisateur sportif des guidonnages intempestifs… On en est pas là du tout, du tout !

    Premier rond-point négocié sur des oeufs, le commodo de clignotants est super basique, et j’en profite pour allumer le phare ; vu la densité de circulation, j’ose pas trop ouvrir les gaz entre 2 ronds-points, l’accélération est hésitante, le ferraillement pire encore à la décélération !!!

    Panneau de sortie de village, devant moi, Pierre déboite une voiture avec sa Honda 1000 CBX et je suis le mouvement ; poussée assez franche, mais pas brutale, accompagnée d’un bruit d’admission sympa et de quelques vibrations dont j’ai perdu l’habitude ; une 2ème voiture et un peu d’espace avant de rejoindre la prochaine file de bagnoles, j’ouvre en grand et le bruit d’admission enfle à en couvrir celui de l’échappement, accompagné de vibrations terribles, alors que mes fesses glissent sur la selle et que je m’accroche au guidon, poussée brutale et brève, j’arrive sur un nouveau rond-point, le freinage est moins pire que ce que j’imaginais, merci le double disque, et je rétrograde… jusqu’à ce que le voyant de point mort s’allume !!!

    Ne pas paniquer, vite remonter le sélecteur, putain de direction billée, cligno à droite, accèl’ jouissive à la sortie, seconde, troisième, ça pousse fort, mais y a pas d’allonge, la zone rouge est à 7500, ça change de la Thundercat qui prend ses 13000 comme qui rigole !!!

    Quatrième, je jette un œil sur le compteur, 150 en arrivant sur les bagnoles, les rétros sont en vrac et les clignotants ne fonctionnent plus…

    On a doublé prudemment les voitures, et une courbe à droite se profile, je coupe les gaz, glingglingglingglinggling, ça louvoie dès la prise d’angle et ça incite pas trop à en remettre malgré les pneus Continental neufs au dessin d’une autre époque.

    Je me disais aussi que les amortos tapaient pas trop au passage des ralentisseurs, et pour cause, ils sont d’origine et réglés au plus mous !

    On arrive à un stop, et Pierre tourne à gauche ; j’ai définitivement perdu les clignotants, je sors le bras, et je cale ; je me range piteusement sur le bas-côté pour laisser passer les automobilistes que j’ai laissé sur place juste avant…

    Point mort tout en bas, pour le coup, c’est moins compliqué, coup de kick, et ça repart ; la direction paraît bien moins lourde, j’ai dû m’habituer, et l’évolution se fait plus fluide dans le trafic, permettant d’apprécier une relative souplesse à moyen régime à condition de tourner suffisamment la poignée, à défaut de constater ce fameux couple qu’on m’a tant vanté…

    Nous longeons maintenant la côte et pénétrons dans la Trinité sur Mer, Pierre a mis son clignotant à droite pour s’arrêter boire un coup ; malgré ma concentration sur la conduite de la H2, j’ai bien remarqué le regard empathique des promeneurs alertés par le vacarme incongru et suranné que produit la Kawasaki, et maintenant que nous arrêtés, c’est sur le trottoir qu’il y a embouteillage ! A croire que tous les sexagénaires ont fantasmé sur la H2 quand ils étaient adolescents !

    Après avoir tapé la discute avec 3 ou 4 têtes blanches plus ou moins dégarnies, sourires béats et étoiles dans les yeux, on va s’asseoir en terrasse pour débriefer mes impressions, sans trop quitter les motos du regard…

    Première chose, la H2 est une usine à sensations, et sa conduite, au moins quand on la découvre, requiert une attention de tous les instants, même après 50 ans de pratique assidue.

    Deuxième chose, ses performances, au moins en terme de sensations, sont toujours dans le coup et aptes à vous coller le frisson, même si en terme d’efficacité on doit pas être beaucoup mieux qu’un roadster mid-size genre Yamaha MT 07.

    En fait, c’est la façon dont elle délivre ses performances qui fait tout son charme : aucun filtre, aucune bonne manière, ça vibre, ça pète, ça fait peur quand on prend les freins ou quand on la place en virage, encore que ça, ça doit pouvoir être amélioré, quand on pense à ce qu’en faisaient des gars comme Gilles Husson, William Gougy, Hubert Rigal ou Christian Estrosi…

    Je repars au guidon de la bête qui me paraît cette fois nettement moins rétive ; l’aurais-je déjà apprivoisée ?! Je cale au 1er stop, mais c’est en descente et elle repart à la poussette en seconde, et évolue aisément dans le trafic.

    Nouveau stop à la sortie de la ville, je laisse Pierre partir sur la gauche et j’attends un peu avant de m’élancer ; je me cale bien en ligne et j’ouvre en grand, 1ère, 2è, 3è à fond !!! Pas de wheeling, mais une poussée copieuse… et brève, en fait, ça me fait penser à une KTM 690 Duke, dans le genre pétard à mèche courte, conception radicalement différente, mais puissance similaire et poids plus réduit, en bien plus civilisé quand même que la Kawasaki.

    Arrêt photo dans le soleil couchant, misère qu’elle est belle cette bécane, 52 ans et pas une ride, aussi désirable pour le sexagénaire accompli que pour l’adolescent qu’il fût…

    Je prends le guidon de la CBX pour finir la balade en suivant les 3 pots qui crachouillent leur huile dans un tintamarre de castagnettes métalliques.

    Quel contraste avec la puissance veloutée du 6 cylindres en ligne et le son fabuleux qui accompagne ses montées en régime… Mais qu’elle est lourde et pataude, la diva aux 24 soupapes, à côté de la gazelle ferraillante ,et que son freinage est léger !

    Encore quelques mètres et on tourne dans la cour, on pose les bécanes sur leur béquille latérale, et on les admire, encore et encore…

    C’est bon, je peux mourir, j’ai enfin réalisé mon rêve de gosse, j’ai roulé sur une H2.
    • Tryphon Le 06/05/2023
    Baston (courrier des lecteurs Moto Journal N°1161 du 15/12/1994)

    J'ai réussi à passer l'Africa Twin d'Eric et Chantal à l'aspi dans la descente et j'aperçois la 1000 FZR de Christian et Dany à 100 mètres devant, bouchonnée par une voiture.
    Je recolle et nous passons tous les deux à la sortie du virage, tous les rapports en zone rouge pour garder la roue de la FZR et revenir sur les trois furieux qui bastonnent devant.
    Les voilà au loin, coincés par deux voitures avant le sommet du col.
    C'est bon, on va les recoller.
    Petit bout droit, les cinq motos passent, l'une derrière l'autre, les automobilistes sont ébahis...

    C'est dimanche, et le soleil inonde le Pays Basque.
    Ce matin, la route serpentait le long du ruisseau et la trentaine de motos enroulait sagement d'un virage à l'autre sur le bitume scintillant, sans déranger les moutons qui broutaient l'herbe rase.
    Il est presque midi et les touristes de la troupe sont loin derrière, englués au milieu des voitures chargées de chrysanthèmes.

    Nous atteignons le sommet du col et plongeons dans la descente en lacets ?
    A chaque épingle, je ramarre le groupe au freinage, et je relance le twin de la 250 TZR pour suivre les gros 4 temps.
    La FZR a passé la VFR de Pascal à la sortie d'une épingle et s'attaque maintenant à la 1100 ZZR de Jean Pierre.
    A voir les angles d'enfer qu'ils prennent devant moi, il doit plus rester beaucoup de gomme vierge sur les flancs de mes Sportmax.
    La FZR plonge à l'intérieur dans un grand gauche, mais Jean Pierre remet la sauce sur l'angle et reprend quelques mètres.
    J'en perds pas une miette, et dès que je coupe, je rentre une vitesse pour rester dans les tours et garder le contact... J'ai bien fait de pas prendre la V Max, j'aurais jamais pu suivre !
    Christian attaque à nouveau à l'intérieur, retarde son freinage, et déborde la grosse Kawa qui ne pourra pas repasser malgré ses cent et quelques dizaines de chevaux !
    Devant, Pierre a pris un peu de champ sur sa VFR 94, confirmant ainsi la supériorité du nouveau modèle par rapport à l'ancien dès qu'il s'agit d'attaquer.

    Mais déjà, nous arrivons dans la vallée et chacun s'arrête à l'entrée du village, hilare et rouge sous sa visière embuée, pour attendre le deuxième paquet qui déboule bientôt dans le même état, puis le gros de la troupe, des étoiles plein les yeux...

    Toussaint 94, putain de baston !

    Alain Tazartez
    • Tryphon Le 27/09/2022
    Loriol, mai 2022

    C'est peut-être le soleil.
    C'est peut-être la piscine.
    C'est peut-être la bière de printemps.

    C'est sans doute le choix des routes.
    C'est probablement mon propre état d'esprit...

    C'est sûrement vos visages, vos sourires, vos regards, croisés, complices, familiers pour certains, retrouvés pour d'autres, inattendus, inespérés parfois...

    C'est toujours le partage de ces moments incroyables où notre passion commune atteint son paroxysme.

    Le deuxième soir, un peu éméché, j'ai quitté une conversation avec Frédéric C. et Jean Pierre pour vous regarder tous, dans vos propres échanges, tous souriants, tous heureux, en dépit des vicissitudes.

    Le troisième soir, ce repas somptueux dans la douceur du soir, les vannes, les rires, les confidences parfois, un moment rare de plénitude, une vraie tranche de bonheur.

    C'était tout ça, cette sortie de Loriol, une alchimie unique qui en a fait une des plus réussies de toutes celles que j'ai eu le privilège de vivre depuis trente-deux ans.

    Le mérite en revient évidemment à Harleyte et à Jean François, organisateurs iconoclastes et Ô combien efficaces, mais aussi à vous tous, mes amis, qui formez, comme l'a souligné Pascal G., un groupe vraiment fantastique...

    3fon
    • Tryphon Le 04/12/2021
    Salers.
    Mercredi matin.
    Grand soleil.
    Les bécanes sont chargées.
    Une à une, elles décollent.
    Un signe de la main, un sourire sous le casque, chacun reprend la route pour retourner chez soi.
    Grand soleil, sec et frais.
    A coup sûr, le retour se fera sans histoires.
    Le retour.
    Les histoires.
    Et tant d'appréhension samedi en arrivant.
    Qu'est ce que je fous là ?!
    Des médecins, des collègues, des confrères.
    Je me sens si mal à l'aise dans ce milieu là.
    J'assume pas trop mon statut professionnel, ça fait un moment que je l'ai constaté.
    Le poids de mon histoire, sans doute.
    Mon père était trop fort, trop érudit, trop intelligent, trop tout, quoi...
    Alors, chausser ses bottes...
    J'ai choisi la moto.
    Aucune chance qu'il puisse me faire de l'ombre sur ce terrain là...
    Je suis un motard, un pur, un vrai de vrai.

    Coup d'oeil sur le parking en arrivant à Clermont.
    Eclectique, comme plateau : une 1000 CBR, une FJ 1200, une Suz' GSXF 750, les 2 Silver Wing de mes camarades de route, quelques BM, une VFR rouge, une Calif', une NTV blanche avec carénage intégral, ça, c'est original, tiens, une vieille 1100 GSX, l'enclume à réaction...
    Ca va peut-être pas parler que de médecine, finalement...

    Mercredi matin, 9 heures.
    Grand soleil.
    Des souvenirs plein la tête.
    Les premiers kilomètres enroulés sagement, en détaillant les équipages, là-devant.
    Le sentiment puéril d'appartenir, déjà, à une famille nouvelle.
    Les routes qui rétrécissent, super, c'est mon terrain de jeu.
    Oh ! Là, elle freine un peu tôt, la petite dame sur sa grosse BM, faudrait voir à pas lui rentrer dedans tout de suite !
    Les premieres accélérations, les premiers virages, la file qui se distend.
    Le premier freinage appuyé, à trois de front, oh putain, ça va être bien !
    Gros gaz en sortie, fastoche, j'ai la plus puissante, mais elle se défend bien, l'enclume !
    La pluie, les routes piégeuses, le pilotage en finesse, y en a un qui décolle pas de mes rétros, il a l'air de savoir, celui-là ; c'est lequel, déjà ...?! la 1200 FJ, OK, faudra l'avoir à l'oeil !
    Et le soir, la tablée, les voix qui s'entremêlent, chacun raconte ses premiers émois, la Yam 125 YAS3, la Kawa S2, la 350 Yam YR5, la quatre pattes, Ago, Barry Sheene, Pons, Sarron...
    C'est sûr, c'est pas un repas de labo !
    Oh l'autre, il a eu une Kawa 750 bicylindre, la boulette !

    9 heures, mercredi matin.
    J'ai enfilé mon casque, tourné la clé de contact.
    Je relève la tête et je croise son regard, d'infinie tristesse et d'espoir absolu, un regard qui me dit « on peut pas se quitter comme ça... »[color=rgb(0, 0, 0)]
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    • Pieriv Le 19/10/2021
    Le GRIP Espagnol !!

    …Il me faudra rajouter cette maladie à mon Vidal.
    Quelle chance nous avons eu, merci señor météo pour la température de piste.

    Prédominance de motos européennes, comme cette évolution est curieuse, il est vrai que l’invasion asiatique est dorénavant lointaine, elle nous ramène pour un grand nombre a notre adolescence dans les années 70.

    Le casque attaché, la 1ere enclenchée, nos machines à remonter le temps et les cols s’ébrouent dans la pampa hispanique, les groupes se forment dans un total respect, à chacun le droit et le devoir de placer la barre a la hauteur de son pilotage.
    Bien sur il y a l’émulation de se frotter les uns aux autres, de suivre le wagon, mais attention le danger est présent à chaque virage, la plaque de goudron lisse ou l’âne qui se balade, ou encore la mauvaise pression pneumatique que l’on sait si importante.

    Il y a ceux qui sont devant et qui mènent le paquet, bravo pour leur pilotage ou leur sens du devoir, voir de l’orientation ; merci à ceux qui suivent et qui veillent au grain.
    C’était ma 3eme cession en 12 ans, j’ai bien sur eu des pensées envers qui n’étaient pas la et ceux qui ne le seront plus, je roule a à moto depuis mon plus jeune âge et ai la chance de pouvoir le faire avec mon pilote de frère, c’est à chaque fois avec plaisir et confiance…Puissent les années continuées à se dérouler sous nos gommes tendres.
    Et la médecine dans tout ça, trajectoires tracées de manière chirurgicales, conducteurs sous paracétamol, ben oui c’est sans doute ça, tout dans la tête…enfin pas que !!

    La Rioja Octobre 2021.
    PS : remerciements a messieurs Dunlop , Michelin ,Bridgestone & Pirelli
    • Tryphon Le 12/04/2018
    "Je suis mort, qui qui dit mieux..."
    cet après-midi 12 avril 2018, on met en terre au Père Lachaise un des héros de ma jeunesse, le grand, l'immense Jacques Higelin, ci-devant poète, acteur, chanteur et musicien qui nous a fait vibrer, ma p'tite Suzy et moi, à l'occasion de multiples concerts entre 78 et 2005, concerts-happenings où tout était possible, le pire comme le meilleur, fonction de l'humeur, du feeling ou du temps qui passait...
    Souvenirs en paquets, Claire se frayant un chemin dans la foule à grands coups de coude et de sourires d'excuse pour arriver jusqu'au 5è rang (plus près, c'était pas possible), soirées endiablées avec « Denise », « Paris-New York, New-York-Paris » ou « Banlieue boogie blues », vraie découverte de Charles Trenet, retour de vacances joyeux avec les petites et « Tombé du ciel » dans la voiture…
    On serait bien montés à Paris cet après-midi pour l’accompagner une dernière fois (y’a pas que Johnny qui peut déplacer les foules), mais c’est un peu trop compliqué sur le plan pratique…
    Sûr qu’il y en a parmi vous chez qui mon message résonne.
    On en parle à la prochaine sortie…?!
    Adieu Jacquot
    A bientôt les amis
    Tryphon
  • TRES BON SITE INTERNET MOTO
    • Tryphon Le 08/12/2013
    120 bornes de petites routes solitaires ce matin de 9h30 et 11h30, entre -1 et 2°, sous un ciel bleu acier, à s'en mettre plein les mirettes de rousseurs arboricoles et de prairies givrées, pour valider tenue d'hiver et nouveaux (!) réglages de suspensions. OK pour les 2, à peine le bout des 20 doigts gelés, sans onglée à l'arrivée... Profitons des derniers rayons !

    La bise à tous.
  • Nous avons présenté Jacques (un ami de St jean d'Angely) qui s'est illustré dans le diagnostic de panne d'une CAGIVA à Nasbinals .Il a même parlé d’un nouveau syndrome qui aurait touché pas mal d’adhérents au club : le syndrome du dépassement...

    ………….Voici ce que je lis dans le compte rendu de l’AG de Florac et je tiens à remercier Jacques sans qui je m’apprêtais à prendre le train pour chercher mon mulet en Bretagne , Cagiva du même acabit qui m’aurait sans doute permis de rejoindre le troupeau après une nuit de roulage , je n’aurais pas lâcher le morceau.
    Ce docteur en mécanique a tout de suite fait le bon diagnostic, en bonne italienne elle a été prise d'une crise de tremblements suite à une montée en température due à des rapports trop tirés dans le rouge.
    Cosse resserrée, le syndrome du dépassement a pu reprendre de plus bel.

    Mais qui sont les vrais malades en fait , les machines ou les pilotes , en tant que bons adhérant au corps médical , je vous dédis ces quelques définitions de mon vidal motocycliste.

    Afon , 3fon’s brother

    Ces maux que l'on découvre sur le tard et qui arrivent bien assez tôt, ceci est dédié à tous les grand malades du 2 roues à moteur, quelque soit la cylindrée.


    Guidonite mal qui se traduit par un changement convulsif de guidon, ne pas confondre avec la guidonnagite

    Guidonnagite Se soigne par une remise des gaz et resserrement de la colonne

    Johnite Survient lorsqu'on roule en combinaison de cuir par plus de 30°

    Freinite Surcroit de plaquettes fritées, seuls les lâches l’attrapent, seul remède l'adoption d'un appareillage radial

    Malocul se soigne par l'injection d'une mousse sous forme de gel, vient du grec ancien Malopoupouthos (Poupouthos littéralement blanc de poulet)

    Tanguinite Se résorbe en durcissant les ressorts ou la compression, ne pas confondre avec la ohlinite ou symdrome d'ohlins

    Ohlinite Faculté à adhérer le bitume sans risquer le décrochage

    Maladie de Sachs Un certain rapport avec le syndrome d'Ohlins , il présente également des troubles du comportement et des pertes d'équilibre

    Cardanite maladie de la mâchoire, attention à la réaction en chaine qui augmente la puissance de manière non négligeable

    Sliderite (prononcer Sly) se soigne de manière préventive sous forme de frottis réguliers

    Burnite (prononcer Beurn) Contrairement aux idées reçues, elle se traduit par un échauffement du train arrière ….et oui !!

    Stopite Athrophie des membres supérieurs, se soigne avec un peu d'entrainement en terrain non humide

    Paiolite Ancien terme pour l’ohlinite ou syndrome d'ohlins, on parle parfois de Marzocchite ou encore Konite a ressort

    2Temdinite maladie tendant à se résorber, pourtant il est dur de s'en défaire, certaines odeurs ou fumées suspectent peuvent perdurer

    4Temdinite Maladie relativement plus complexe qui s'étend au cerveau, l'espérance de vie tend a se prolonger depuis les énormes avancées de la Maladie

    Pointe de vitesse Souvent résultat d'aspirations non contenues, peut provoquer un infarctus, voir un retrait de permis !!

    Pleinfarite Maladie contagieuse curieusement ressentie par toute personne placée à contre sens, se soigne avec de la codaïte

    Circuite Maladie du poignet causée le plus souvent suite à une absorption d’alcool, peut entrainer une sliderite suite a une prise d'angle

    Symptome Trialique Apparition de pustules sous les pieds, se soigne méticuleusement en prenant son temps

    Triphonnite bretonne s'attrape dès le plus jeune âge, se traduit par de larges montées en régime suivies par de courtes siestes

    Franginite Si l'un commence l'autre suit dans l'aspi…..et le double pendant la sieste !!

    Triphonite anglaise Autrefois se traduisait par une incontinence chronique, aujourd'hui ceux qui en sont atteint n'en sont pas mécontents

    Japonnite On l'attrape un jour ou l’autre, il est facile de s'en sortir mais facile également de replonger, nobody's perfect !!!

    46tite Se prendre pour un toubib nonenctuple champion du monde

    Bmvite Se sentir à plat, se soigne avec une dose de Guzzite matin midi et soir pendant ………………

    Guzzite Rah Lovely……... l'effet ne dure pas longtemps en général

    Ducatite Je l'ai attrapée et j'ai eu bien du mal à m'en débarrasser, une santé bien trop chère payée

    Katochite Maladie pieuse qui se soigne en fumant du "pote», bonjour les sensations venues d'Autriche !!

    Viragite S'attrape sur les départementales, ne pas confondre avec la Viraguite qui s'attrapent au même endroit mais qui entraine le Malocul

    Petite Virole Sorte de Viragite, maladie contagieuse qui se transmet par la pratique, s’estompe en vieillissant .....Parait il !!

    Maladie du signe L'histoire est ancienne et il est dur de s'en défaire, processus mécanique, communicatif et reversible

    Rouler à moto C'est comme ça qu'on dit, comme a vélo et non comme en auto, il existe pourtant quelques exceptions a cette regle

    Rouler en moto Conduire une Goldwing (Epiconduilite)

    Caissonite La pire des maladies qui puisse vous arriver, on peut s'en sortir, il suffit d'ouvrir la portiere…mais en regardant dans son retroviseur !!

    Joinspinite Forme d’incontinence, peut provoquer la guidonnagite, voir le couvert , peux se soigner de manière préventive

    Petite Volumite Bobo suite à une petite chute, souvent liée à une circuite dans la phase de démarrage

    Grosse Volumite On ne la souhaite a personne, on dit souvent "se prendre un gros volume», rapport avec la circuite ayant plusieurs significations

    Syndrome d’Araï Mal au crane permanent suite à une rechute

    Hypertension 4Kg à l’avant, 6.2Kg a l'arrière

    Dunlopitude Plus une habitude qu'une maladie, tendance à l'usure sur les côtés suite a de violentes attaques répétées.

    Bullitte Elle s'attrape quand on ne se protège pas assez, c'est Steve Mc Queen qui découvrit ce virus dans les années 70.

    ............C'est grave Docteurs ??

    • Patricia Le 30/10/2013
    merci, Pierre et à vous tous pour ces petits messages, j'espère que ce site vivra, mais surtout grâce à vous tous...
    • chognon pierre-jacques Le 30/10/2013
    on avance et on garde tout ce qui appartient aux choses faites et vécues dans le passé, mais on innove avec le futur puisque nous avons ici un outil permettant de dire de transmettre des photos,des informations,des conseils et des compte-rendus réels ,clairs,alors, en tant qu'ancien président,je suis heureux et confiant pour notre avenir.
    • Alain Tazartez Le 20/10/2013
    Dors, petit livre d'Or, on reviendra plus tard pour te réveiller...
    Bonne nuit, les amis...
    • jean françois Borel Ferrenq Le 19/10/2013
    Très bonne évolution du site depuis la première mouture.
    Félicitations Patricia
    Bien amicalement
    J-F
    • fournes anne Le 03/10/2013
    comme promis .....en juin je te dis BRAVO pour le site a tres bientot en lozere j espere qu il fera meilleur qu aujourd hui ! Bisous
    • PATRICIA Le 11/06/2013
    VOICI LE NOUVEAU SITE ....LAISSEZ VOS COMMENTAIRES

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